Assalamu alaykum / Bonjour,

En cherchant un idée d’article pour la rubrique maternage, je me suis demandée comment on appelait les papas qui pratiquent le maternage. Ce mot renvoie effectivement à la mère, à la maternité,… comme si le père n’avait pas sa place dans cette forme d’éducation.

J’ai donc tapé “paternage” (c’est le mot qui m’a semblé le plus logique) sur notre ami google et je sus tombée sur tout un tas de blogs, de textes mais surtout de définitions. Le paternage serait “le maternage mâle” selon le dictionnaire en ligne reverso. Mouais… Ça ne m’avance guère. D’autres sites parlent de “parentage proximal” pour désigner le fait de porter son bébé, de cododoter, de répondre rapidement à ses besoins, de ne pas laisser pleurer,… Ce terme a l’avantage d’englober les deux parents et de ne pas marquer une différence entre l’un et l’autre.

J’aime bien.

Dorénavant je dirais que dans notre foyer, nous pratiquons le “parentage proximal“. Ça a de l’allure avouez-le. Et puis de cette façon, les contradicteurs ne sauront pas tout à fait de quoi il s’agit et ne pourront pas répondre du tac au tac “ah moi je ne comprends pas qu’on puisse dormir avec son bébé !” ou encore “tu vas l’habituer au bras”, etc etc.

Plus sérieusement, j’ai décidé de me pencher un peu sur la place des papas dans tout ça. Sans vous ressortir ce que j’ai pu lire sur une éventuelle sécrétion d’hormones chez les pères qui portent leurs enfants, sans parler d’égalité au sein du foyer, sans parler de toutes ces choses qui me semblent abstraites, je vais juste vous parler du meilleur homme et père qu’ait porté la terre : Notre prophète Muhammad Ibn Abdu Llah, que la prière d’Allah et le salut soient sur lui.

Il est un exemple de douceur, de bienveillance et de justesse envers les enfants que chaque père se doit de prendre et que chaque parent doit chercher à imiter.

Voici quelques ahadiths qui soulignent cela :

Un jour, un bédouin vint trouver Le Prophète sallallahu alayhi wa sallam et lui dit : « Vous embrassez vos enfants ? ». Le Prophète sallallahu alayhi wa sallam répondit : « Que puis-je pour toi, si Allah a ôté de ton cœur la tendresse ! »
[ Rapporté par Al Boukhari ]

Selon Abdoullâh Ibn Chiddad, selon son père : « Le Prophète sallallahu alayhi wa sallam est venu à nous pour faire Adh-dhohr ou al-‘Asr alors qu’il portait Hasan ou Housayn, il s’avança donc et commença la prière alors qu’il le portait. Quand il s’est prosterné, il dura longtemps, j’ai alors relevé ma tête et j’ai vu l’enfant sur le dos du Prophète sallallahu alayhi wa sallam qui était en prosternation, je me suis alors remis en prosternation. Quand il finit la prière les gens ont dit : « Ô Prophète tu es resté si longtemps en prosternation que nous avons cru qu’il t’était arrivé quelque chose ou que tu recevais la révélation ». Il dit : « Non ce n’est pas ça, mon petit-fils s’est mis sur mon dos et j’ai détesté le brusquer en me relevant et j’ai attendu qu’il en ait assez » ».
[Ahmad, An-Nasâi, al-Hâkim qui dit authentique, et le rejoint ad-Dhahabi]

D’après Abdallah Ibn Amir (qu’Allah l’agrée), un jour ma mère m’a appelé alors que le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) était assis dans notre maison. Elle a dit: “Viens je vais te donner quelque chose”. Le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) lui dit: « Que veux-tu lui donner? ». Elle répondit: “Je veux lui donner des datte”s. Alors le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) lui a dit: « Certes si tu ne lui avais rien donné un mensonge aurait été écrit contre toi ».
[Rapporté par Abou Daoud dans ses Sounan n°4991 et authentifié par Cheikh Albani dans sa correction de Sounan Abi Daoud]

Abou Houreyra raconte : J’ai vu de mes yeux vu, et j’ai entendu de mes propres oreilles, Le Prophète sallallahou alayhi wa sallam qui tenait Hassan ou Houssayn par la main en disant « Monte mes petits yeux ». L’enfant posait alors son pied sur celui du Prophète sallallahou alayhi wa sallem qui le portait jusqu’à sa poitrine et disait « Ouvre la bouche ». Puis il l’embrassait en disant « O Allah, je l’aime alors aime le ! » Et dans une autre version nous pouvons lire » Il ouvrit la bouche alors il l’embrassa »
[Abou daoud, Ibn Al Acim, Ibn Arabi Ad-dounia]

 

Quel modèle magnifique nous avons ! Allahu akbar !

Qu’Allah nous facilite  toutes et à tous l’éducation de nos petites amanas dans la douceur et la miséricorde, et qu’Il fasse de tous nos loulous des pieux qui seront des sources de bien pour chacun d’entre nous.

 

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