En Turquie #instructiondanslemonde

En Turquie #instructiondanslemonde

En Turquie #instructiondanslemonde

Assalamu alaykum / Bonjour,

Dans notre série #instructiondanslemonde, après avoir visité l’Inde, les U.S.A, la Somalie ou encore les pays nordiques, nous partons aujourd’hui en Turquie pour découvrir le fonctionnement du système scolaire de ce pays ainsi que le quotidien des petits élèves.

C’est parti, allons…

En Turquie #instructiondanslemonde

Tout d’abord, il faut savoir qu’une réforme a été mise en oeuvre en 2012. Celle-ci est nommée 4+4+4 car elle sépare l’ “école” en 3 cycles de 4 ans. :

  • 1er cycle : degré primaire (de 5 à 9 ans et demi)
  • 2ème cycle : secondaire I (de 9ans et demi à 13 ans et demi)
  • 3ème cycle : secondaire II (de 13 ans et demi jusqu’à 17 ans et demi)

Le but de cette réforme est d’amener plus d’enfants à fréquenter le secondaire II car ce n’était pas le cas avant. ce changement a amené au recrutement de 40000 enseignants.

La réforme 4+4+4 met en oeuvre des stratégies pour aider les enfants défavorisés. Nous allons essayons de les résumer succintement :

  • Une contre-partie financière pour chaque enfant qui est dans le système scolaire (compensation plus haute pour une fille que pour un garçon)
  • Mise à disposition gratuite des livres scolaires depuis 2003

Ensuite, nous notons qu’au classement PISA, dans lequel le Turquie figure depuis 2003, le pays se trouve parmi les derniers. Cependant, les chiffres sont en augmentation et notamment au niveau de l’équité. En effet, l’impact du statut économique sur les résultats des élèves est passé de 28% à 15%.

Preuve que la réforme fonctionne ? A suivre en tout cas…

Un autre point est intéressant à soulever : la question du pré-scolaire. En Turquie, le taux de fréquentation du pré-scolaire (équivalent de la maternelle) est très bas. En 2012, seulement 5% d’enfants âgés de 3 ans sont scolarisés (contre 70% selon la moyenne de l’OCDE).

Pour remédier à cela, le gouvernement a mis en place deux mesures alternatives et celles-ci, surtout pour permettre aux familles pauvres de bénéficier du pré-scolaire :

  • Summer pre-school : durant l’été, deux mois “d’école” pour les enfants entre 5 ans et 5 ans et demi
  • Mobile class : pour les enfants entre 3 et 5 ans de familles défavorisées qui ne peuvent pas se déplacer jusqu’à la “summer pre-school”

Enfin, nous allons voir concrètement à quoi ressemble l’année scolaire des élèves turcs. Celle-ci est organisée en deux semestres. La rentrée a lieu entre le 13 et le 20 septembre en général. les vacances semestrielles durent deux semaines et ont lieu fin janvier. L’année se termine début juin et les enfants ont donc trois mois de vacances (le rêve non ?). Aux vacances officielles, s’ajoutent les fêtes religieuses des deux Aïd.

L’année scolaire en Turquie compte 180 jours.

Les semaines sont du lundi au vendredi avec 25-30h pour les primaires et 30-40h pour le secondaire en fonction des options choisies. Les cours durent 45 minutes (et non 55 comme en France par exemple).

Pour conclure, je vous laisse lire l’avis de M. Marc Fourreau, directeur des études françaises de Galatasaray qui connaît bien le système éducatif turc :

“Entre début septembre et fin janvier, les élèves turcs n’ont pas de vacances. On perçoit très fortement leur manque de performance au bout d’un certain nombre de semaines de cours. C’est d’autant plus difficile que les élèves vont travailler le soir dans des dershane (cours privés) pour préparer les concours. Certes, ils ont droit à 20 jours d’absence non excusés et à 25 jours d’absence excusés et peuvent donc se reposer s’ils le souhaitent. Mais cela les handicape fortement car ils perdent des cours. Ils utilisent donc peu ces heures. Dans l’ensemble, le système éducatif turc est assez efficace. Il est tourné vers la performance. Les programmes sont très exigeants, plus exigeants que les programmes français notamment en sciences. Mais l’idée d’avoir régulièrement une pause dans les enseignements, justement pour augmenter cette performance, n’est pas prise en compte et cela m’étonne fortement. En plus, les vacances d’été sont longues, avec pour conséquence que les élèves oublient une partie de ce qu’ils ont appris. Pour eux, cela entraine stress et nervosité. C’est un rythme lourd également pour les enseignants (à Galatasaray, 40% des professeurs de lycée sont français).” (extrait de son interview dans Lepetitjournal.com – 20 février 2012)

Et vous, que pensez-vous de l’organisation du système d’instruction turc ? Dîtes-nous tout !

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En Roumanie #instructiondanslemonde

En Roumanie #instructiondanslemonde

Assalamu alaykum / Bonjour,

Après deux mois de pause pour cette rubrique du blog, nous reprenons nos articles #instructiondanslemonde avec une étape en Roumanie.

Pays méconnu et victime de nombreux préjugés, surtout à l’heure actuelle, je vous y emmène aujourd’hui pour découvrir le fonctionnement du système éducatif et le quotidien des petits (et grands) élèves.

Comme en France, l’enseignement est obligatoire de 6 à 16 ans. 99.7% des élèves fréquentent l’école publique. Cependant, pour le niveau pré-scolaire il existe nombre d’établissements privés. A ce titre, il faut savoir que la “gradinite” (qui équivaut à la maternelle française et qui accueille les enfants entre 3 et 7 ans) est facultative sauf la dernière année qui devient obligatoire.  Ensuite, l’enseignement de base obligatoire comprend les 4 années d’élémentaire et les 4 années de secondaire.

Dans la plupart des établissements, les cours du primaire et du secondaire se tiennent dans le même bâtiment. De ce fait, les primaires travaillent entre 8h et 12h et, à partir de la classe VI, les élèves sont présents de 12h à 19h. Les cours se déroulent tous les jours du lundi au vendredi.

Les parents doivent acheter le matériel demandé par l’état et les professeurs : manuels scolaires, cahiers… Dans certaines écoles, les moyens étant restreints, ce sont les élèves qui fournissent ce dont le corps enseignant aura besoin (craies, gobelets,…)

D’un point de vue pédagogique, le système d’instruction roumain pousse l’enfant à l’autonomie. Par exemple, pour passer en 5ème, l’enfant doit être capable de faire ses devoirs seul. Le professeur écrit peu au tableau. L’évaluation en primaire se fait avec des appréciations et au secondaire avec des notes /10.

Enfin, il est à noter que la religion orthodoxe est enseignée à l’école publique. Les élèves ont une heure de cette matière avec prière avant d’aller en cours.

Notre petit détour par la Roumanie s’arrête donc là et j’espère qu’il vous aura plu. Rdv dans deux semaines pour de nouvelles aventures à travers le monde…

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En Somalie #instruction dans le monde

En Somalie #instruction dans le monde

Assalamu alaykum / Bonjour,

Notre série d’articles #instructiondanslemonde nous amène ce mardi à visiter un pays qu’on oublie souvent, un pays très instable et très pauvre, situé dans la corne de l’Afrique.

Découvrons ensemble aujourd’hui le système éducatif en Somalie.

Mais avant, il faut prendre en compte le fait que ce pays est un des pays parmi lesquels il est le plus difficile de survivre, selon un classement établi par des Organisations Humanitaires. Depuis 1991, la Somalie est ravagée par de nombreux conflits armés et des attentats quasi quotidiens.

Souvenez vous des campagnes humanitaires en 1992 dans les écoles françaises : nous devions tous amener en classe un sachet de riz pour envoyer aux somaliens qui subissaient la guerre là-bas à cette époque.

C’est également cette année là où mon père, médecin humanitaire en mission, était sur place. Alors enfant, je l’interrogeais sur les écoles en Somalie, et le sort des enfants.

C’était la guerre : les sacs de riz servaient vraisemblablement de barricades pour se protéger des tirs, plus que pour nourrir la population affamée. Les écoles étaient détruites, les hôpitaux également.

Depuis, les choses n’ont pas beaucoup évolué.

Je vous résume la situation en quelques chiffres : 40% des enfants somaliens souffrent de la faim, 85% de ces enfants n’atteindront pas l’âge de 5 ans, 1 enfant sur 2 travaille et enfin seul 1 adulte sur 4 sait lire et écrire.

Tout ceci, pour tisser la trame de fond du thème de notre article : qu’en est-il de l’école en Somalie ?

Comme vous vous en doutez, très peu d’enfants sont scolarisés : 7% des filles et 13% des garçons deviendront des élèves. Ceux qui ont la chance d’accéder à l’instruction reçoivent une éducation en conformité avec la religion musulmane (non-mixité à l’école, enseignement religieux, apprentissage du Coran,…).

Les écoles sont surtout situées dans les zones urbaines et, de ce fait les ruraux n’ont que peu accès à l’instruction. De nombreuses familles sont dans l’incapacité d’acheter les fournitures scolaires demandées.

Malheureusement, un fléau (oui encore un) ravage le pays et fait courir un grand danger aux petits écoliers : certaines milices forcent les enseignants à transformer les établissements scolaires en camps d’entraînement et recrutent parmi les élèves des enfants soldats. Ainsi, entre 2000 et 3000 enfants d’à peine 9 ans ont été enrolés de force.

Vous l’avez compris, plus que jamais nos petits frères et soeurs de Somalie ont besoin de nos invocations. Ne les oublions pas !

En Finlande #instructiondanslemonde

En Finlande #instructiondanslemonde

Assalamu alaykum / Bonjour,

Nous sommes mardi et comme tous les mardis, nous partons découvrir un nouveau pays et son système éducatif dans le cadre de notre série #instrcutiondanslemonde. Aujourd’hui, nous nous rendons en Finlande.

Pourquoi la Finlande ? Car ce pays est réputé pour avoir le meilleur système scolaire au monde…

Laissez moi vous présenter tout cela :

L’école est obligatoire de 7 ans à 15 ans, elle est totalement gratuite (même la cantine et le transport), et elle est religieuse. Les enfants ont cours de religion durant toute leur scolarité obligatoire. En primaire, chacun apprend sa propre relgion puis, au collège, toutes les religions sont présentées aux élèves.

Les journées sont très courtes : 9-13h ou 10-14h, avec très peu (voire pas du tout) de devoirs à faire. A côté de cela, les enseignants restent disponibles pour proposer du soutien ou du tutorat, gratuitement, aux élèves qui en ont le besoin.

Le rythme de l’enfant et de l’adolescent est présevé au maximum puique les cours durent 45 minutes avec des pauses de 15 minutes et ce, afin que l’attention et la concentration soient au maximum.

Mais surtout, ce qui rend si unique le système scolaire en Finlande, c’est le fait que les professeurs sont choisis parmi les meilleurs étudiants. Leur formation dure 5 années après le bac. L’accès à celle-ci est très sélectif. Il faut vraiment que l’enseignement soit une vocation car on travaille dur pour accéder au statut de “prof” ! Ceux-ci sont d’ailleurs très bien payés : autant que des docteurs. Ca doit motiver forcément !

De plus, tous les enseignants sont considérés comme membres de la “famille bienveillante” et connaissent parfaitement les modes de communication et d’éducation alternatifs et non-violents. Ainsi, les élèves sont rarement “punis” comme nous le connaissons en France (avec des lignes à recopier ou ce genre de sanctions inutiles). L’accent est plutôt mis sur la “réparation” afin de responsabiliser les enfants et de les autonomiser.

Enfin, les pédagogies alternatives, avec leur aspect “concret”, dans l’esprit “apprends moi à faire seul”, sont très utilisées dans le pays et l’enseignement est participatif, collectif et très loin du “par coeur” que nous avons l’habitude de voir.

Bref…

Ca me fait rêver !

Et vous, qu’en pensez-vous ? On part en Finlande ?

En Colombie #instructiondanslemonde

Assalamu alaykum / Bonjour,

Notre série #instructiondanslemonde nous entraîne aujourd’hui en Colombie, pays victime de nombreux clichés mais qui est pourtant magnifique, avec des paysages à couper le souffle. Mais, qu’en est-il du système scolaire colombien ?

Pour étayer cet article, nous avons recueilli le témoignage d’une assistante de français, française, vivant à Bogota. Selon elle et d’après son expérience de 2 années, les élèves colombiens sont très motivés et curieux. Ils savent saisir les opportunités que l’on peut leur proposer en terme d’éducation et d’instruction.

Celle-ci est d’ailleurs obligatoire de 5 ans à 15 ans. De ce fait, la dernière année de l’école maternelle l’est également.

En colombie, les écoles sont relativement indépendantes et choisissent elles-mêmes leurs programmes.

Les écoles rurales suivent la méthodolgie de la “Escuela Nueva” (école nouvelle) qui consiste pour l’enseignant à préparer des activités pour des élèves de différents âges et niveaux réunis dans une même classe. Cette pédagogie est applicable du fait des petits effectifs dans ces zones du pays.

Cela me rappelle les écoles aux classes uniques qui existaient encore dans les campagnes de France il y a très peu de temps et qui malheureusement tendent à disparaitre avec le regroupement scolaire.

En Colombie, la “Escuela Nueva” a été mise en place pour endiguer un phénomène inquiétant qui est la baisse du taux d’alphabétisation ces dernières années et ce, notamment, dans les zones les plus reculées, avec un abandon croissant en primaire.

Espèrons que cela suffise à conserver le niveau général des écoliers colombiens, et pourquoi pas, à le faire grimper.

En Angleterre #instructiondanslemonde

Assalamu alaykum / Bonjour,

C’est avec deux jours de retard que je prends le clavier pour continuer notre série #instructiondanslemonde. Aujourd’hui, nous partons en Angleterre… Ce petit voyage me ramène des années en arrière puisque c’est pendant mon année de moyenne section que j’ai connu les bancs de l’école anglaise.

Quand je dis “moyenne section”, c’est pour donner une équivalence et que vous puissiez situer car, au Royaume-Uni, le système scolaire ne démarre vraiment qu’à l’âge de 5 ans, avec l’entrée en primaire (primary school). C’est seulement à ce moment là que l’école publique accueille les enfants et ce, jusqu’aux 18 ans de l’élève. Cependant, tout comme en France, elle n’est plus obligatoire dès 16 ans;

Les écoles sont régies par la Local Authority (LA). Ce service municipal fournit des conseils pour les écoles et finance tout ce qui a trait aux besoins éducatifs particuliers de chaque élève. Chaque ville est relativement indépendante concernant la gestion de son système éducatif.

Par exemple, certaines municipalités proposent une instruction gratuite pour les enfants de 3 ans à 5 ans. Il est également possible de payer des activités ludiques dans des crèches privées.

Concernant ma petite expérience, je me souviens d’une école avec un petit effectif, d’une salle de classe très propre et bien décorée, mais également d’une enseignante très à l’écoute. Nous faisions beaucoup d’activités de type pédagogie alternative, qui invite à l’autonomie (notamment d’inspiration Steiner)

D’ailleurs, Cambridge compte maintenant une école Steiner parmi les 32 qui existent en Angleterre. De même, la méthode Montessori a de plus en plus la côte Outre Manche (environ 600 écoles ouvertes actuellement).

Une dernière petite anedote avant de vous quitter : je me rappelle très bien de mon joli uniforme bleu dont j’étais très fière. Du coup, je n’ai pas pu résister à l’envie de vous mettre en photo de jolies écolières typiquement anglaises…

Enjoy !

Au Maroc #instructiondanslemonde

Assalamu alaykum / Bonjour,

Comme chaque mardi, nous nous aventurons dans un nouveau pays pour notre série #instructiondanslemonde. Aujourd’hui, nous partons au Maroc. Bien que n’étant pas marocaine, ce pays a une valeur toute particulière pour moi.

En effet, ce n’est pas en tant qu’élève ou enfant que je vais témoigner dans cet article, mais bien en tant qu’enseignante…

Alors c’est parti : embarquons pour le Maroc !

Au Maroc, l’école est obligatoire entre 6 ans et 13 ans et il n’existe pas de système périscolaire de type maternelle comme en France. Pour les parents qui souhaitent voir leurs enfants intégrer le système éducatif plus tôt, il y a les écoles privées ou étrangères qui malheureusement sont relativement chères pour la population marocaine moyenne. Dès lors, un système à deux vitesses commence : les élèves des milieux aisés ne partent pas avec les mêmes “chances” que leurs concitoyens face à l’école.

Concrètement, en tant que “maîtresse”, j’ai vite remarqué cette hétérogénéité de niveaux. Certaines enfants que j’ai rencontré sont déja parfaitement bilingues arabe/français à 7 ans, alors que d’autres, plus âgées sont scolarisées mais illétrées en français. C’est assez incroyable !

Le manque de pédagogie de la plupart des enseignants se fait sentir. La plupart des élèves sont habitués aux punitions et parfois encore aux coups de bâton. La crainte de l’enseignant et de la note sanction est bien présente et du coup, chose dommageable, il est très délicat de mettre en pratique les méthodes alternatives.

Le “par-coeur” est toujours très présent et il prend souvent le pas sur le côté “réflexion”, surtout en primaire. A ce propos, l’ancien ministre de l’éducation en 2000, Moulay Ismaïl Allaoui disait “Le problème c’est qu’on fabrique des têtes bien remplies à défaut de produire des têtes qui sont bien faites”.

Heureusement, le Roi Mohamed 6, qu’Allah le préserve, investit énormément dans le système éducatif. La décennie 2000-2009 a été déclarée “décennie de l’éducation”. En 2009, le Maroc se dote d’un “Programme d’urgence pour l’éducation” qui couvre la période 2009-2012.

Par la cause des efforts du Roi en ce sens, le taux d’alphabétisation des adultes est passé de 52% en 2004 à 78% en 2012.

Cependant, le gros point noir dans l’instruction au Maroc, c’est la langue.

La plupart des marocains parlent effectivement berbère ou dariija (arabe dialectal) chez eux. Or, l’arabe littéraire (dit classique) est la langue utilisée dans l’enseignement. Le Maroc “souffre” donc de diglossie. Et cela n’est pas évident à gérer pour des enfants de 6 ans qui rentrent à l’école et qui entrent alors dans le monde de l’écrit dans une langue qu’ils ne connaissent pas.

D’où l’importance de développer un système de maternelle ou de jardin d’enfants et ce, afin de familiariser les élèves avec la langue qu’ils rencontreront une fois à l’école primaire (donc obligatoire).

De nombreuses choses restent à faire !

Qu’Allah facilite l’instruction à tous les enfants marocains et qu’IL préserve le royaume de tout mal.

 

Aux Etats-Unis #instructiondanslemonde

Assalamu alaykum / Bonjour,

Après une première étape en Inde, je vous emmène aujourd’hui dans mes bagages aux Etats-Unis, afin de vous faire découvrir le fonctionnement du système scolaire made in USA.

Même si celui-ci est assez proche de son homologue français, on notera deux grandes différences :

– L’âge de l’enfant doit être révolu au 1er septembre de l’année et non au 31 décembre

– Le programme se déroule sur la demi-journée

La rentrée en première année d’école publique se fait aux 5 ans de l’enfant. On appelle cette année le kindergarten, qui est la première année de l’Elementary School. Celle-ci se déroule du 1rst grade au 5th grade avec un examen à la fin du 3rd grade (équivalent du CE2) qui conditionne le passage dans la classe supérieure.

Les petits bouts ont école de 8h30 à 14h en général.

Ensuite, l’enfant ira à la Middle School (qui correspond au collège) du 6th au 8th grade. Le fonctionnement est plus souple qu’en France : ici tout fonctionne par niveau et non par classe. C’est à dire que l’on peut être en 7th pour les maths et en 8th pour l’anglais par exemple. En plus des matières obligatoires, le collégien a également le choix des matières “électives” : chorale, informatique, couture, langues,…

Les cours ont lieu de 7h30 à 15h environ.

Enfin, vient la fameuse High School (le lycée). Celle-ci dure 4 années : 9th, 10th, 11th, 12th. Le fonctionnement est similaire à celui de la Middle School avec un système de niveaux et de matières obligatoires et “électives”. Les élèves ne passent pas de diplôme qui sanctionne la fin du lycée (comme le bac chez nous). Ils reçoivent, par contre, un diplôme qui atteste de leur suivi des 4 années d’High School. Celui-ci n’est pas reconnu en France. Cependant, une matière “élective” permettant de préparer un baccalauréat franco-américain (BFA) a été mise en place depuis 2009. Avec ce BFA en poche, l’élève peut entrer en faculté en France sans aucun problème.

Ce qui m’a personnellement plû dans le système éducatif aux USA, c’est le décloisonnement des classes d’âge à la Middle Schooh et la High School. Le fait que les élèves suivent les matières par niveau est, selon moi, très intéressant car cela évite aux plus avancés de s’ennuyer et aux plus faibles de se se retrouver dans un cas de redoublement complet.

Le gros bémol est par contre le coût très élevé des études supérieures qui est un frein pour les classes sociales les moins aisées.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

En Inde #instructiondanslemonde

Assalamu alaykum / Bonjour,

Comme promis, nous commençons aujourd’hui notre série d’articles #instructiondanslemonde avec une première étape dans un pays qui me tient particulièrement à coeur : l’Inde. J’y ai séjourné plusieurs semaines, notamment dans l’état du Kerala en 1994 et 1995, et ce fut une découverte incroyable, un véritable coup de coeur !

Le Kerala est un état de 38852 km2 qui se situe au sud-ouest de l’Inde, densément peuplé, et qui présente une véritable diversité au niveau des paysages : montagnes verdoyantes cotoient plaines et rizières. Le long de la côte de la mer d’Arabie, de nombreux canaux relient les lagunes entre elles : il s’agit des fameux “backwaters“.

kerala-inde     bacwaters-kerala

 

Mes premières impressions en tant que petite fille furent bien évidemment l’emerveillement face à ces paysages superbes et aux tenues traditionnelles colorées que je croisais. Cependant, très rapidement, je me rappelle avoir été surprise par l’existence bien réelle et très visible des castes. La différence de niveau de vie entre les castes supérieures et les plus basses (les intouchables notamment) sautaient aux yeux, malgré l’interdiction législative de toute discrimination basée sur la caste déjà en vigueur à l’époque.

Je fus profondément choquée par l’extrême misère d’enfants de mon âge, ou même plus jeunes que je cotoyais.

J’ai souvenir de discussions avec des enfants de castes élevées, parlant parfaitement anglais et qui séjournaient régulièrement à l’étranger. Avec eux, nous étions “pareils” : l’école, l’instruction, la lecture, les loisirs,…

Mais j’ai également souvenir d’échanges, à l’aide de gestes et de dessins, avec des enfants issus de castes dites inférieures, avec qui je n’avais aucune langue en commun. Entre eux et moi, un monde. Pas d’accès à l’instruction, certains travaillant déjà, ou mendiant, et pour la plupart n’ayant aucune idée de ce qu’est la France et d’où elle se situe.

Ce fut pour moi une grande leçon : quelle chance que de pouvoir apprendre, de ne pas être forcée à travailler pour aider ma famille, quelle chance de pouvoir profiter de mon enfance !

Mon expérience date un peu…

(Oui je suis vieille ^^)

… Mais elle n’a jamais quitté mon esprit.

J’ai continué à suivre les actualités et le développement relatif à l’enfance en Inde et surtout au Kerala. Cet état est devenu un modèle éducatif pour l’Inde puisqu’il est déclaré comme totalement alphabétisé.

Le 1er avril 2010, le gouvernement indien adopte la loi “Right to Education Act” qui rend l’école primaire gratuite et obligatoire de 6 à 14 ans. L’état doit financer les coûts directs et indirects liés à l’instruction. Il est également tenu d’assurer à l’enfant une place dans une école de son voisinage. Autre mesure phare de cette loi : les écoles privées ont l’obligation d’accueillir 25% d’élèves issus des classes sociales les plus pauvres. Ceci dans le but de gommer le grand écart de niveau qui existe entre l’enseignement public et le privé et donc, de réduire les inégalités sociales.

Bien évidemment, il faudra des années pour que tout ceci soit mis en application, mais l’Inde a mis, depuis 2010, un grand chantier éducatif en mouvement. Il faut construire les infrastructures, recruter les enseignants (il y a en moyenne 40 élèves pour 1 enseignant en Inde),…

Et il faudra des années encore pour lutter contre le taux d’absentéisme élevé qui est actuellement de 25%.

En effet, certains enfants sont encore, en 2015, obligés de travailler pour aider leur famille à survivre dans un pays où 2/3 de la population vit avec moins de 2$ par jour.

J’espère que cet article vous aura fait voyager et qu’il pourra éventuellement vous servir de support pour faire découvrir à vos petits bouts comment vivent les enfants en Inde.

 

L'instruction dans le monde : De Trivandrum à Cambridge

Assalamu alaykum / Bonjour,

J’ai envie de vous faire partager un petit peu de ma courte expérience de voyageuse. Fille de baroudeurs, j’ai eu la chance de visiter de nombreux pays et d’y séjourner durant d’assez longues périodes pour certains : Inde, Sénégal, Tunisie, Etats-Unis, Angleterre, Grèce, Maroc, etc…

Mes parents aimaient découvrir le monde et en tant que petite fille (ou jeune fille) j’ai profité de cette extraordinaire opportunité. Enfant, j’aimais beaucoup observer comment vivaient ceux de mon âge dans les endroits que nous visitions, me renseigner sur leur scolarité, découvrir leurs loisirs et partager ce que nous pouvions nous trouver en commun. Je suis même allée à l’école dans certains des pays cités plus haut.

Je lance donc aujourd’hui une série d’articles qui traitera du système éducatif et de la situation des enfants face à l’instruction dans chacune des régions du monde que j’ai pu découvrir. Sans aucune prétention morale ou sociolgique, mais dans le but de s’ouvrir au monde qui nous entoure et de partager ça avec nos enfants.

Ca fait des années que je voulais le faire… Alors, c’est parti ! De Trivandrum à Cambridge, de Dakar à Los Angeles, nous ferons ensemble, semaine après semaine, un tour du monde des écoles (et des non-sco’ aussi).

Rdv tous les mardis sur le blog Ummaty Shop pour découvrir notre série #instructiondanslemonde

 

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